« La prospective est la démarche qui vise, dans une démarche à la fois rationnelle et holistique, à se préparer aujourd’hui à demain. » wikipédia.

Ici la démarche a consisté à utiliser les principes du Design Thinking afin d’explorer un domaine et en retirer des axes de travail, éventuellement de futures offres commerciales. L’étude prospective que j’ai réalisée pour Kipsta (La marque des sports collectifs pour Decathlon) était axée sur un sport en particulier, le rugby. L’idée était avant tout de trouver de nouvelles pistes produits.

 


Première étape dans le Design thinking : L’empathie.

Se mettre à la place des clients, à savoir les joueurs mais aussi les entraîneurs. En effet, une petite analyse de la marque m’avait fait remarquer que Décathlon proposait essentiellement des produits pour pratiquer un sport mais pratiquement aucun matériel destiné aux entraîneurs, ni de produits voués à une bonne pratique de l’entrainement et donc une progression régulière. L’étude prend alors la direction suivante : « Comment s’entraîne-t-on en rugby ? Quelles sont les qualités nécessaires pour faire un bon joueur de rugby ? Comment peut-on améliorer ces qualités ? »

Rapidement, on constate que le rugby demande beaucoup de qualités : Endurance, Force, Vitesse, Puissance, Habileté, Vision… C’est un sport qui exige d’être un athlète très complet.

De plus, l’entrainement peut se diviser en 2 :

  • L’entrainement collectif, basé sur le jeu, les combinaisons…
  • L’entrainement individuel, basé sur les performances physiques, les habiletés individuelles

De façon arbitraire, j’ai choisi de poursuivre l’étude autour de la notion de PUISSANCE.

 


Deuxième étape : Définir.

Il s’agît là de définir la problématique. Dans ce cas, j’ai regardé comment on pouvait s’entraîner pour développer sa puissance et quels étaient les freins à ce développement. La puissance étant la résultante de la force et de la vitesse, il est important de développer les 2 en parallèle mais il me semblait aussi primordial de pouvoir mesurer la puissance. Comment progresser dans un domaine que l’on ne peut pas quantifier ? J’en suis donc arrivé à penser qu’il fallait mesurer la vitesse d’une barre de musculation pour pouvoir calculer la puissance développée par l’athlète.

Avant de passer à la troisième phase, j’ai regardé si il existait des produits de ce type dans la concurrence. 2 seulement pour mesurer la puissance développée par un athlète. Mais pas mal d’autres petits objets connectés capable de faire le même job : capteur pour raquette de tennis, club de golf, baseball.

Enfin, j’ai défini aussi les contraintes techniques et les contraintes d’usages d’un tel produit : Pas de pile, étanche (transpiration), récupération des données, analyse post-training…

 


Troisième étape : Idéation

C’est pas encore tout à fait le moment de dessiner… D’abord, il faut choisir les axes de travail (on ne propose jamais qu’un seul axe de recherche, c’est beaucoup trop restrictif). J’ai opté pour 2 axes assez contradictoires :

  • Un produit en accord avec la notion de Force, Puissance, Robustesse : un produit plutôt visible, presque « m’as-tu vu ».
  • Un produit connecté qui se fait oublier, pratiquement intégré à l’athlète, très organique : un produit presque invisible.

Une fois ces 2 axes déterminés, il est temps de faire quelques recherches de produits, de tendances, de formes qui nous renvoient vers ces 2 notions. Ainsi pour le premier axe de travail, on est typiquement dans les produits masculins destinés au sport mais aussi les objets plus lifestyle comme les montres, les voitures… Pour le second axe, on est dans l’organique, le paramétrique, la texture, pratiquement une seconde peau.

A l’issue de cette phase d’idéation, environ 250 sketchs avaient été réalisés. C’est le moment d’en choisir quelques-uns et de les mettre en avant.

 


Quatrième étape : Prototypage

Dans ce cas, il n’y a pas eu de prototype réalisé car l’étude s’arrêtait à la phase de recherche formelle. L’intérêt de la phase de prototypage réside dans la validation de ce qui a été pressenti lors de la phase précédente : Ergonomie, taille, toucher, poids… Tout ce qui n’est pas concret quand on dessine finalement. Nul doute que les produits auraient bien évolué à l’issue de cette 4eme phase toujours très instructive.

 


Cinquième étape : Test

L’idée ici, c’est de mettre le produit en situation face à un utilisateur lambda. Le produit est-il ergonomique, facile à prendre en main, simple d’utilisation… Les couleurs sont-elles bien choisies ? Le tissu est-il suffisamment souple ? Parfois certains produits ne trouvent pas leur clientèle car ils sont trop compliqués à utiliser. Malheureusement, avec la tête dans le guidon, les concepteurs n’ont pas toujours perçu certaines évidences.

 

Voilà à quoi peut ressembler une étude prospective. Bien sûr il n’y a pas qu’un seul formalisme mais autant de format qu’il y a d’études possibles.

 

Et vous, n’y a-t-il pas un thème propice à une étude prospective dans votre entreprise ?
Mettez-vous à la place de Décathlon : Je n’ai étudié que l’entrainement de la puissance dans la pratique du rugby. Il y a donc encore des centaines d’autres portes à ouvrir dans tous les domaines…

[Projet] Etude prospective KIPSTA
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